Un communiqué de la société Mattel, producteur des poupées Barbies, a récemment été publié et annonçait la production d’une nouvelle ère de « Barbies éco-guerrières ». Ces dernières devront être produites grâce à des matériaux biodégradables pour continuer à emboîter le pas de plusieurs écologistes de renom. Dans le même communiqué, Mattel se porte garant pour éliminer le plastique dans la production des Barbies d’ici 2030. Voici les grandes lignes de ce post : « Nous avons fabriqué plus d’un milliard de Barbies en plastique, et cela suffit… En nous engageant à ne plus utiliser de plastique, nous dénonçons les promesses vides du recyclage du plastique et faisons un pas audacieux vers une véritable durabilité écologique. »

Toujours dans cette optique, une actrice du nom de Daryl Hannah a fait une vidéo pour montrer ces poupées Barbies nouvelle génération en expliquant qu’elles ont été produites avec des matériaux comme de la peau de mycélium, des fibres de protéines et des toiles d’ortie.

Après l’apparition de ce communiqué, certains médias ont relayé l’information en faisant des publications similaires sur les Barbies. Toutefois, l’engouement suscité n’a pas eu tellement d’effets.

Un simple canular qui n’a pas eu l’effet escompté

Il n’y a pas eu trop d’intérêt autour de ce communiqué parce que tous ces écrits sont faux. L’entreprise Mattel n’a jamais lancé de « Barbies éco-guerrières ». Elle n’a pas non plus annoncé que le plastique ne serait plus un matériau pour leur construction d’ici 2030.

Même si elle est sérieusement en train d’y penser, elle ne l’a quand même pas annoncé dernièrement. D’ailleurs, les avocats de la société Mattel sont montés au créneau en dénonçant publiquement ces actes.

Le Senior Director & Assistant General Counsel de Mattel, Michael Pellegrino, s’est également exprimé sur le sujet en déclarant que Mattel est victime d’un canular organisé par des individus qui ne veulent que semer des troubles dans le rang de tous les fans de la célèbre Barbie.

Il renchérit en affirmant qu’ils mettront tout en œuvre pour démasquer ces trouble-fête et utiliseront la loi s’il le faut. Bien que Mattel soit une icône du divertissement, ce type de divertissement ne l’amuse pas du tout.

Une tromperie qui dure « un peu » trop longtemps

Ce canular est la goutte d’eau qui a débordé le vase. Certes, il a été très bien élaboré, mais il n’a pas du tout eu l’influence que les protagonistes espéraient.

En effet, il y a eu beaucoup de travail autour de cette farce. Des sites web fictifs ont été créés juste pour relayer l’information et une porte-parole connue s’est même prêtée au jeu.

Si les fans de Barbie n’ont pas pris cette information au sérieux, il y a quand même un magazine people qui a mordu à l’hameçon. Il s’agit de CBS News qui a posté un article sur le sujet. Ils ont toutefois rectifié le tir en supprimant l’article après une correspondance de Mattel qui a démenti cette histoire.

La farce de la Barbie Liberation Organization s’est terminée aussi vite qu’elle a commencé à cause de son désintérêt, mais beaucoup plus à cause de Mattel qui avait déjà entamé depuis longtemps le processus que ces activistes veulent forcément qu’il mette en route.

Mattel s’est effectivement engagé à avoir un taux de recyclage de 100 % d’ici 2030 depuis quatre ans. De plus, une équipe nommée « Barbie Eco-Leadership » a été lancée en août dernier. Il s’agit de quatre Barbies dont la production a été faite grâce à du plastique recyclé.

Il ne faut donc pas douter de leur engagement par rapport aux causes environnementales. Les auteurs de ce canular auraient dû se renseigner avant de mettre en œuvre ce plan qui a lamentablement échoué.